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Les archives privées, c’est-à-dire « les archives autres que publiques », s’avèrent autrement plus saillantes que le laisse entrevoir leur courte définition dans la Loi sur les archives1. Effectivement, dans la mesure où « On entend par archives privées les archives d’individus ou de familles, d’institutions ou d’organisations non publiques »2, cela veut donc dire que les archives privées proviennent de tous les sphères et couches de la société et qu’elles sont produites ou reçues par une multitude d’organismes. Elles sont tantôt le fruit ou sous la garde de sociétés, d’associations, de services, de centres, d’entreprises, de syndicats, de regroupements, de coalitions, de confédérations, de conseils, de fédérations, de mouvements, de réseaux, de portails, etc. Ces différents types d’organisations sont issues de milieux comme :  le théâtre, les arts visuels, la danse, l’histoire, le patrimoine, les communautés, les institutions religieuses, la recherche, les périodiques, les musées, la radio et télévision, les municipalités, etc.  télévision, les municipalités, etc.  

Dans notre démarche pour inventorier les lieux d’archives privées, il est à noter que ce que nous entendons par « archives » ne correspond pas uniquement à « l’ensemble des documents produits dans le cadre d’une activité », comme sont définis généralement les archives, mais aussi à la trace de quelque chose rendue disponible pour consultation. Elles ont pour fonction de soutenir l’existence même de l’organisme : comme preuve, démonstration qui rend tangible, répond à la raison d’être. En somme, elles servent à témoigner de ce qu’on est, de ce qu’on fait. Comme il est si bien dit sur un site à propos de la page Archives, « cette page existe pour préserver notre mémoire institutionnelle et faciliter l’accès à notre histoire pour les artistes et les chercheur-es. »3  

La création d’un répertoire des lieux d’archives privées est un outil développé dans le cadre du projet de recherche « Les archives « privées » du Québec : objets, actrices et acteurs, lieux et pratiques » (CRSH, Programme Développement Savoir, 2024-2025), sous la direction d’Annaëlle Winand, professeure adjointe à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information de l’Université de Montréal. En plus de permettre de situer les lieux d’archives privées géographiquement, de les cartographier et de les indexer selon le Système de classification des activités de la culture et des communications du Québec4, le répertoire servira également à soutenir la réflexion concernant tant les acteurs et actrices que les objets conservés et les pratiques qui animent ces archives. À ce propos, nous avons inclus une sélection des énoncés de mission ainsi que des citations particulièrement significatives faisant état des raisons d’être de ces organismes ou de l’importance qu’elles accordent à leurs archives. 

Ce répertoire se veut avant tout un outil de recherche et de réflexion. Il est développé pour permettre de réfléchir à ce que sont les archives autres que publiques.  

Une fois les travaux complétés, le répertoire sera rendu disponible et permettra aux personnes intéressées de repérer des lieux d’archives privées selon différentes modalités et ainsi de découvrir « des réalités de l’archive autres que celles des centres et services d’archives. »5 Il pourrait aussi inciter les personnes qui le souhaiteraient à le compléter en y ajoutant des lieux . 

En gardant à l’esprit toutefois que le contenu du répertoire ne représente qu’une porte d’entrée à ces réalités autres des archives dont l’ampleur est pratiquement insaisissable. .